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ALAIN CORBIN
Le miasme et la jonquille
L’odorat et l’imaginaire social
XVIIIe – XIXe siècles


Ploia Eliza

Le livre d’Alain Corbin nous offre une vue détaillée de l’histoire de la désodorisation à partir de 1750 à peu près jusqu’à l’avènement de la Première Guère Mondiale. A cela il ajoute vers la fin du livre une courte histoire des parfums, plus exactement il essaie de ponctuer les oscillations dans les préférences des parfums pendant cette période.

La première partie du livre – REVOLUTION PERCEPTIVE OU L’ODEUR SUSPECTE – porte sur la révélation du sentiment de gêne envers la nature, envers « les odeurs miasmatiques » qui entourent l’homme de près. Il y a une vigilance olfactive pendant le XVIIIe siècle envers les émanations telluriques, déterminées par le feu central de la terre, émanations qui peuvent émerger par les mines, les puits, les carrières, les champs – spécialement les champs labourés -, la boue, censées nuire aux narines et au cerveau. Un véritable imaginaire des fissures, des interstices et des jointures imparfaites se développe, donnant naissance à une sensibilité nouvelle, qui est entretenue par une suite de spécialistes hygiénistes, qui conseillent, prohibent, se révoltent. Jusqu’à présent on ne s’est pas inquiété à propos de la nuisance du mortier, du plâtre, de la charpente fraîche, de l’eau et – chose qui va obséder les gens de l’époque et nous obsède nous aussi – du déchet. L’utopie que tous les hygiénistes depuis le XVIIIe siècle voudront exaucer est rendre le déchet invisible, inodore, intouchable, y compris l’excrément, le cadavre, la crasse. C’est là l’anxiété à laquelle nous devons l’actuel tout-à-l’égout et toutes les pratiques que nous considérons aujourd’hui comme innées. Pour remède ces pionniers de l’hygiène promuent l’action purifiante des aromates et du mouvement. Il faut dire dès le début qu’il y a deux pôles dans l’imaginaire : le putrescible et l’imputrescible, entre lesquels oscille tout ce qui compose la nature et les aromates sont considérés justement le pôle de l’imputrescibilité.
Le corps, qui est vu comme une source intarissable des exhalaisons (les menstrues, la bile, le lait maternel, le sperme, la transpiration, l’excrément) qui témoignent de la nature animale, devient l’objet des pratiques de désodorisation. On développe une entière vision de l’homme à travers son odeur et on va jusqu’à imposer à l’individu les pratiques hygiénistes par un diagnostiquage qui s’apparente au dédain. Entrer dans une maison sale répugne même au docteur...
Dès lors tout ce qui tient de l’animalité est dénoncé, on redéfinit le supportable, on se soucie de l’autre, soit par vigilance de ne pas être atteint par tout ce qui définit son odeur, soit par le désir de ne pas déranger l’autre.
Mais ces inquiétudes restent l’apanage des riches bourgeois, tandis que le menu peuple s’éloigne d’un pas de plus de l’élite. Les habitudes des gens simples, la promiscuité des pauvres, la croyance aux valeurs thérapeutiques des effluves corporels et de l’excrément rendent difficile la promotion de l’hygiène personnelle. En outre il y a une réticence à l’égard de l’eau, censée affaiblir le corps et le désir sexuel et (chose extrêmement intéressante pour l’histoire de la pudeur) corrompre la jeune fille par le reflet de ses organes génitaux.
On essaie de désodoriser l’espace public et puis l’espace intime, de rendre imputrescible tout ce qui entoure la personne et peut-être la personne même s’il n’y avait pas de religion ! On commence à de soucier de l’air qu’on respire, des exhalaisons qu’on inspire, étant donné que la croyance que l’odeur individuelle est le résultat de l’inhalation des miasmes de l’environnement. Mais ensuite tous les efforts se concentrent vers l’odorification de l’espace. Les épices sont les premiers agents utilisés comme antiseptiques brûlés ou bouillis, en prenant comme exemple la pratique religieuse des fumigations pendant l’adoration. Et bientôt on commence à porter sur soi des objets parfumés (sachets, gants, éventails, coussinets) ou à brûler dans la maison des aromates dans des casseroles, des parfumoirs, des encensoirs seulement pour se protéger de l’infection, de la contagion au contact avec les exhalaisons putrides. Peu à peu la valeur médicinale des aromates, qui prouvaient le goût pour les senteurs fortes, s’affaiblit jusqu’au recul total des parfums vers la fin du XVIIIe siècle. N’en parlons plus des odeurs d’origine animale, le musc, l’ambre et la civette, dénoncées comme poisons et drogues.
On développe alors une préférence pour les effluves floraux et fruitées, subtiles et délicates et les aromates sont remplacés, après la révolution pastorienne, par des produits chimiques utilisés comme médicaments et par les élixirs composés de plantes et d’alcools. Cette promotion des parfums délicats opère un passage de l’artifice à la nature et initie un code ce civilité, tout en créant un cadre d’hédonisme du parfum végétal. En même temps on sent de plus en plus le plaisir de l’air de montagne et du jardin.
Dans la deuxième partie du livre – PURIFIER L’ESPACE PUBLIC – on trouve les informations sur la manière de laquelle les hygiénistes on mis en pratique leurs théories. A partir de l’idée formée dans l’époque que « la ville est une tombe » où se mêlent toutes sortes d’émanations putrides, ils se sont mis à l’œuvre, en commençant par l’institution d’une véritable police sanitaire, qui contrôlait les maisons des citoyens. On pave les rues, on enlève les briques en contact avec le sol, on creuse des latrines en chaque maison, on impose des poubelles, le balayage, la ventilation des maisons et l’usage de l’eau de chaux. On va jusqu’à mouler l’architecture de la ville selon la théorie aériste et à véhiculer le lit à roues (comme on a dans les hôpitaux). Il paraît que tout le monde soit d’accord avec le primat de l’olfaction. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle plus de deux cent établissements sont dénoncés comme nuisibles par rapport à l’olfaction (70%), à la fumée (20%), au bruit (3%) et à la poussière (3%).

La troisième partie – ODEURS, SYMBOLES ET REPRESENTATIONS SOCIALES – porte sur les comportements sociales que les hygiénistes se forceront de modifier selon les préceptes de l’hygiène, une science nouvellement instituée à travers plus d’un siècle et demi.
L’odorat, ayant gagné déjà son importance, devient paradoxalement le sens du goût ! Biensûr il s’agit du goût comme fait culturel, souvent corrélé avec l’élégance. On commence à exprimer sa personnalité par l’odeur car, un imaginaire des parfums ayant été crée, la personne développe à son insu une préférence éduquée pour les vertus des senteurs. Dès lors le raffinement de la personne est jugé d’après la délicatesse, la sensibilité de son odorat.
En même temps on crée des classes sociales sentant mal. Le corps étant considéré perméable aux odeurs miasmatiques, on part de l’idée que le milieu où on vit, où on passe le plus de temps, met une étiquette sur l’odeur corporelle. Aussi considère-t-on que le pauvre sent mal ; dans cette catégorie on met la putain, la Juif, la chiffonnier, le domestique, le détenu, le moine, l’homosexuel, le soldat, le matelot, la fileuse, l’immigrant, le vagabond, et – chose surprenante ! – le professeur. En général on associait au riche l’air, la lumière, l’horizon dégagé, la jardin et au pauvre l’espace clos, les plafonds bas, l’atmosphère lourde, la stagnation des puanteurs. Parmi les odeurs rejetées le premier est le tabac ranci, censé pouvoir tuer le désir sexuel et interdit aux femmes et aux enfants, et puis l’huile des ateliers, témoignant de l’occupation de l’ouvrier. Il y a aussi une obsédante phobie du contact tactile avec le pauvre, que les riches bourgeois imaginent vivant dans l’espace confiné où s’accumulent les miasmes. Mais au XIXe siècle une vision idyllique du paysan apparaît et peu à peu la puanteur du pauvre se fait moins obsédante.
Un autre élément culturel qui est ressassé de manière obsédante à l’époque est l’haleine de la maison. Il y a une véritable phobie de l’asphyxie, influencée par la théorie aériste et on considère qu’il y a une odeur d’hérédité. L’hygiène domestique s’ajoute impérativement à celle corporelle et comprend des pratiques comme le dégagement de la fumée, l’ouverture de la fenêtre, la suppression des lits de plumes, même du lit et de l’édredon, l’interdiction des animaux dans la maison, l’éloigner des chaussures du lieu de repos, instituer le chambre individuelle, éliminations des domestiques, exposer à l’air les linges, l’installation des cabinets de toilettes et des hottes. Dans les maisons des pauvres cependant la respiration de l’air familial donne de l’assurance, la proximité de l’animal est recherchée, on veut préserver le confort sauvage et l’état où le créateur divin à laissé l’homme.
En même temps on peut observer un progrès de la « privacy », de l’intimité et une gestion des odeurs. Ici se forment les canons de l’esthétique corporelle dominée par la restriction, la contrainte, la continence en public. Le précepte de Beauté s’identifie peu à peu avec l’hygiène corporelle. (Toutefois le bain reste la prescription du docteur qui ne recommande plus d’un bain par semaine, on ne se lave pas la tête.) On promeut la femme-fleur et les parfums florales, comme d’ailleurs les gens commencent à accepter les fleurs dans leurs maisons. Ainsi les riches font cultiver des jardins de fleurs impressionnants et bâtir des serres magnifiques, de sorte que la nature parvient à envahir l’espace privé. La fleur devient le symbole de la vertu et de la perfection.
Les milieux champêtres, les grèves, les jardins se font désirer, enivrent le bourgeois, étant considérés comme sensuels, mélancoliques, en suscitant le jeu d’imagination, les mouvements de l’âme, l’éveil du vécu.

Le DENOUEMENT annonce l’insuccès partiel de la démarche des hygiénistes dans la ville de Paris (1880) et la théorie de Pasteur qui dit en gros : tout ce qui pue ne tue pas et tout ce qui tue ne pue pas, ce qui met fin à la croyance que le miasme engendre le morbifique. On « réhabilite » la boue, le cimetière, l’eau stagnante et on réduit le rôle du médecin dans l’étude de l’odeur. Mais on rend hermétique la fosse d’aisances, on utilise l’engrais chimique, les tuyaux métalliques, on construit des tout-à-l’égout, ce qui donne naissance à l’égalitarisme.
Malheureusement, avec tant de mesures, l’odeur désagréable persiste en Paris pendant l’été. En 1911 le coupable est dévoilé : l’industrie, qui dès lors se substitue à l’excrément. A la veille de la Première Guerre Mondiale on voit une nouvelle sensibilité se profiler : l’écologie.

Dans la CONCLUSION l’auteur reprend en grandes lignes le fil des idées du livre, en concluant qu’on devrait prendre en considération dans l’histoire sociale l’expression des affects, quelque sordides qu’ils puissent paraître.

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