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La Renaissance
L'affirmation du français
(XVIe siècle)


En 1533, un humaniste picard du nom de Charles de Bovelles (1479-1553) — un disciple de Jacques Lefèvre d'Étaples (1450-1536), l'un des pères de la Réforme française et l’un des plus grands philologues de la Renaissance — écrivit un ouvrage sur les «langues vulgaires» parlées en France: De differentia vulgarium linguarum et Gallici sermonis varietate («Des différentes langues vulgaires et variétés de discours utilisés dans les Gaules»). Dans son ouvrage, l’auteur faisait remarquer: «Il y a actuellement en France autant de coutumes et de langages humains que de peuples, de régions et de villes.» Il évoquait notamment les «peuples étrangers» que sont les Burgondes, les Francs, les Bretons, les Flamands, les Normands, les Basques et les «Germains cisrhénans». Son inventaire des langues indigènes (les langues d'oïl) comprenait «les Lorrains, les Bourguignons, les Poitevins, une partie des Belges comme les habitants d'Amiens et de Péronne, les habitants de Saint-Quentin, de Laon et les Esses, les Parisiens, ceux du Hainaut». En somme, l'auteur soulignait la très grande diversité linguistique dans la France de son époque.

Il ne faut pas oublier qu’à cette époque la plupart des Français — soit 99 % — ne parlaient pas le français, mais leur langue régionale appelée patois. C’est d’ailleurs dans ces langues que les prêtres s’adressaient à leurs ouailles. Lorsque les enfants allaient dans les écoles de village, c’est également dans ces langues qu’ils apprenaient les préceptes de leur religion et parfois certains rudiments d’écriture. On ne parlait français qu'à Paris et au sein des classes aristocratiques du nord de la France.
Sur le plan des idées, en dépit des guerres d'Italie et des guerres de religion qui ravagèrent la France tout au long du XVIe siècle, le pays vécut une période d'exaltation sans précédent: la Renaissance, la fascination pour l'Italie, les nouvelles inventions, la découverte de l'Amérique ouvrirent une ère de prospérité pour l'aristocratie et la bourgeoisie. Pendant que la monarchie consolidait son pouvoir et que la bourgeoisie s'enrichissait, le peuple croupissait dans la misère et ignorait tout des fastes de la Renaissance.

1. La préponderance de l’Italie

Le XVIe siècle fut marqué par la prépondérance de l'Italie dans presque tous les domaines en raison de sa richesse économique, sa puissance militaire, son avance technologique et scientifique, sa suprématie culturelle, etc. Aussi, n’est-il pas surprenant que les Français aient été fascinés par ce pays et qu'ils aient cédé à une vague d'italomanie, que la langue reflète encore aujourd'hui.
À peine maîtres de leur royaume unifié, les rois de France se lancèrent dans les conquêtes extérieures: les guerres d'Italie s’étalèrent de 1494 à 1559. À l'origine, ces conflits mirent en scène le roi de France, qui voulait faire valoir ses droits sur les royaumes de Naples et du Milanais, mais on peut penser aussi que les Français furent attirés par les richesses et la civilisation brillante d'au-delà des Alpes, alors qu'ils accusaient un net retard économique et culturel sur l'Italie, une séquelle de la guerre de Cent Ans. Mais le conflit s'élargit et l'Italie devint le théâtre de rivalités entre la France de François Ier et l'empereur romain-germanique, Charles-Quint (1500-1558), qui était en même temps roi d Espagne.

Les conflits finirent par s'atténuer entre Français et Italiens au point que des contacts étroits et pacifiques s'établirent. De nombreux Italiens vinrent vivre à la cour du roi de France et les mariages diplomatiques, comme celui de Catherine de Médicis avec Henri II, amenèrent à la cour des intellectuels, des artistes et des scientifiques italiens. Régente de France pendant près de 20 ans, Catherine de Médicis sut régner avec une poigne de fer et favorisa le développement des arts... italiens. La cour de France se raffina en s'italianisant.

Cette influence culturelle se refléta nécessairement dans la langue française. Des milliers de mots italiens pénétrèrent le français, notamment des termes relatifs à la guerre (canon, alarme, escalade, cartouche, etc.), à la finance (banqueroute, crédit, trafic, etc.), aux moeurs (courtisan, disgrâce, caresse, escapade, etc.), à la peinture (coloris, profil, miniature, etc.) et à l'architecture (belvédère, appartement, balcon, chapiteau, etc.), sans compter les domaines du vêtement, de l'alimentation, de l'équitation, de la musique, etc. Bref, une véritable invasion de quelque 8000 mots, dont environ 10 % sont utilisés encore aujourd'hui. Beaucoup d'écrivains s'élevèrent alors en vain contre cette intrusion dans la langue française et cette manie de s'italianiser à tout prix. Ainsi, Béroalde de Verville, l'auteur de Moyen de parvenir, exhortait les Français de ne pas dire «la soupe se mange» (influence italienne), mais «on mange la soupe». Le succès fut mitigé, car on retrouve encore aujourd'hui l'expression On parle italien, une traduction mot à mot du célèbre Si parla italiano.

2. Les guerres de religion (1562-1598)

Le XVIe siècle fut aussi l'époque des guerres de religion, contrecoup de la réforme d'Henri VIII en Angleterre (protestantisme), de Luther en Allemagne et de Calvin en Suisse. Ces guerres étaient liées à la mentalité du temps; il semblait n'y avoir que deux possibilités pour ceux qui confessaient une autre religion: se convertir ou périr selon le principe du «crois ou meurs». Catholiques (papistes) et protestants (huguenots) se firent apparemment la guerre pour assurer par la force le triomphe de la «vraie foi», mais ces conflits servirent en réalité les intérêts des grandes familles princières, qui lorgnaient vers le trône en faisant appel, les unes à l'Angleterre, les autres à l'Espagne. Pendant ce temps, les guerres de religion livrèrent le pays à la famine et au pillage, entre les batailles rangées, les massacres, les tortures et les assassinats des Grands du royaume.
Par leur brassage d'hommes et d'idées, ces campagnes militaires contribuèrent plus que tout autre cause à faire entrer dans la langue française un certain nombre de mots anglais et espagnols. Ce sont surtout des termes relatifs à la guerre et aux produits exotiques dus à la découverte de l'Amérique et de l’Asie par les Anglais et les Espagnols.

Cependant, l'Espagne n'a jamais exercé une influence aussi grande que l'Italie sur le français, et l'anglais n'établira son influence qu'au XIXe siècle pour l'Angleterre et qu'après la Seconde Guerre mondiale pour les États-Unis.

3. L'expansion du francais

À la fin de ce siècle de conflits militaires, l'expansion du français se trouva renforcée. Le roi avait désormais une armée permanente et ces immenses brassages de la population mâle par les guerres n'ont pu que favoriser le français auprès des soldats. Avec ses 15 millions d'habitants, la France restait le pays le plus peuplé d'Europe et les impôts rendaient le roi de France plus riche que ses rivaux, ce qui contribua à asseoir son autorité et à promouvoir sa langue.

Une autre cause explique également l'expansion du français à cette époque: pour la première fois en France, une importante ordonnance royale, l'édit de Villers-Cotterêts (1539), traitait de la langue. C'est dans son son château de Villers-Cotterêts que François Ier signa l'édit qui imposait le français comme langue administrative au lieu du latin. Le même édit oblige dans chaque paroisse les curés à tenir un registre des naissances: ce fut le début de l'état civil. On peut lire les articles ayant trait à la langue française en cliquant. Cette mesure fit ainsi du français la langue de l’État, mais elle n’était point dirigée contre les parlers locaux, juste contre le latin de l’Église. Néanmoins, au cours de cette époque, notamment entre 1450 et 1550, les langues d'oc disparurent des archives administratives et judiciaires dans le midi de la France.

Dès lors, les jours du latin furent comptés, bien que l'Église catholique continuât à tenir le latin dans le culte et l'enseignement. Évidemment, l'Église s'opposa avec obstination à cette «réforme» qui ravalait le latin en seconde place après le français. Elle réprima même par le fer et par le feu les mouvements de réforme qui préconisaient la «translation» des livres saints en «langue vulgaire». Néanmoins, vers 1520 environ, la Bible et l'Évangile furent traduits en français et tous les calvinistes de France ou de Suisse s'évertuèrent à les répandre sous cette forme, évidemment au grand dam de la hiérarchie catholique. Bon gré mal gré, les polémiques «religieuses» finirent par être toutes écrites en français aussi bien qu'en latin.

De plus, l'imprimerie favorisa la diffusion du français: il parut plus rentable aux imprimeurs de publier en français qu'en latin en raison du nombre plus important des lecteurs en cette langue. Cela dit, c'est à cette époque que nous devons cette déplorable orthographe du français dont les francophones d'aujourd'hui subissent encore les servitudes. Certains esprits de la Renaissance furent sensibles à la gêne qu'imposait alors l'orthographe. Vers 1550, Jean-Antoine de Baïf protestait contre les complications en usage et préconisait un système simple et élégant, mais son succès fut presque nul. Il semble que les écrivains, les lettrés et les gens du monde abdiquèrent en faveur des typographes et leur laissèrent le soin d'écrire le français comme ils le jugeaient, c'est-à-dire plus savant, plus noble et plus flatteur... pour eux. Les typographes, une espèce alors à la mode, fut responsable de biens des traditions, parfois fort sottes, sinon bien encombrantes. Il était reconnu que la graphie du français était déjà si bizarre que les gens distingués pouvaient l'ignorer sans rougir et que les spécialistes tatillons étaient tenus de l'observer.

Enfin, de plus en plus de savants écrivirent en français, notamment des mathématiciens, des chimistes, des médecins, des historiens et des astronomes, et plusieurs écrivains revendiquèrent en faveur de cette langue: Du Bellay, Ronsard, Rabelais, Montaigne, etc. Tout cela nous explique la publication du fameux pamphlet de Joachim Du Bellay, Défense et illustration de la langue française, qui parut en 1549 et est généralement considéré comme le manifeste de La Pléiade.

Dans ce texte, Du Bellay y préconise, contre les défenseurs du latin, l'usage de la langue française en poésie. Il favorise ouvertement l'enrichissement du vocabulaire par la création de termes nouveaux (abréviations de termes existants, création de mots composés, réactivation du sens des racines anciennes, etc.). Les emprunts à d'autres langues, régionales ou étrangères (grecque et latine notamment) sont également conseillés, à condition que les mots choisis soient adaptés en français. Du Bellay recommande aussi d'abandonner les formes poétiques médiévales employées jusqu'à Clément Marot et préconise l'imitation des genres en usage dans l'Antiquité, tels que l'élégie, le sonnet, l'épopée ou l'ode lyrique, mais aussi la comédie et la tragédie. Les idées exprimées par Du Bellay n'étaient pas tout à fait nouvelles, mais celui-ci eut le mérite de les rendre publiques, et ce, avec une certaine audace, il faut l'avouer. Rappelons qu'on peut consulter le texte au complet de Défense et illustration de la langue française de Du Bellay. On admirera la richesse et l'invention des mots créés par l'auteur qui met en pratique ce qu'il préconise.
À la fin du XVIe siècle, le français était devenu une langue littéraire et un instrument acceptable pour la transmission des connaissances scientifiques. Bien qu'encore assez différente du français d'aujourd'hui, la langue de cette époque peut se lire sans qu’il ne soit nécessaire de passer par la traduction; il s'agit presque de français moderne. Cependant, le peuple continuait d'ignorer à peu près tout de cette langue qui commençait à se codifier; dans la région de Paris, il parlait un autre type de français qui ne s'embarrassait pas des latinismes, des italianismes et des hispanismes, lesquels ne préoccupaient encore que les lettrés, les bourgeois et les nobles.

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